Exposition

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2020-10-02 dansemacabre_01
  

La danse macabre est un motif artistique populaire présent dans le folklore européen.

La première Danse macabre semble être apparue à Paris, au charnier des Saints-Innocents, en 1424, période particulièrement tragique en raison de la guerre, des épidémies et de l’immense mortalité. Elle se nourrit des inquiétudes des temps de crise en y répondant par la force de l'imaginaire.

Par cette sarabande qui mêle morts et vivants, la Danse macabre souligne la vanité des distinctions sociales, dont se moque le destin, fauchant le pape comme le pauvre prêtre, le roi comme le paysan. C'est une leçon morale adressée aux vivants afin de réfléchir à notre condition : elle console les plus pauvres et apprend aux plus grands que personne n'est au-dessus des lois. Cette forme d'expression est le résultat d'une prise de conscience et d'une réflexion sur la vie et la mort, dans une période où celle-ci est devenue plus présente et plus traumatisante.

Le thème traverse les époques. De nombreux peintres (Hans Holbein le Jeune), poètes (BaudelaireVerlaine, Cazalis…), auteurs (Flaubert), musiciens (LisztSaint-SaënsBenjamin BrittenHoneggerHugo Distler), cinéastes (FelliniBergman…) s'emparent de celui-ci et permettent de redécouvrir ces œuvres tombées dans l'oubli.

 

'La danse macabre' de Marc Petit créée en 2001 est composée de 31 bronzes, La série a été acquise par le centre d'art contemporain de l'Abbaye d'Auberive et présentée à la Halle Saint-Pierre à Paris pour l'exposition 'L'esprit singulier de l'abbaye d'Auberive' en 2016. Elle est le thème du livre 'Et dans leurs yeux la nuit' dont le texte a été écrit par Christian Dufour.